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Comprendre l’apnée du sommeil

L’apnée du sommeil se présente sous forme de pauses dans les respirations, des pauses qui se répètent plusieurs fois par heure dans la nuit. Les conséquences sur la santé peuvent être lourdes. Mais des solutions existent.

L’apnée du sommeil, de quoi s’agit-il ?

L’apnée du sommeil se caractérise par des interruptions temporaires mais régulières de la respiration pendant le sommeil. Ces pauses respiratoires sont appelées « apnées ». Elles durent de 10 à 30 secondes et résultent souvent d’une obstruction des voies respiratoires.

Leur répétition provoque des micro-réveils. Cette fragmentation du sommeil entraîne des conséquences sur la santé. Nous les détaillerons plus bas. Mais avant, tentons de définir les 3 principales apnées du sommeil.

Les 3 principales apnées du sommeil

L’apnée obstructive du sommeil est la plus courante. Elle touche 9 personnes souffrant d’apnée du sommeil sur 10 et est causée par un rétrécissement des voies respiratoires. Ainsi, elle entraine des ronflements et des morcellements de respiration.


L’apnée centrale du sommeil s’explique par une défaillance du signal neurologique contrôlant la respiration. Le cerveau ne transmet pas le signal nécessaire aux muscles respiratoires avec pour conséquence, une cessation temporaire de la respiration.


L’apnée mixte combine les deux apnées précédentes.

Les symptômes de l'apnée du sommeil

Le diagnostic seul est complexe. 80% des individus touchés ignorent qu’ils souffrent d’apnée du sommeil.


Souvent, c’est le compagnon ou la compagne qui détecte le problème, en raison de ronflements forts et des pauses respiratoires répétées. D’autres manifestations interviennent : sommeil agité, sensation d’étouffement, fatigues régulières en fin journée.

Pour confirmer le diagnostic, une évaluation médicale approfondie en clinique du sommeil est nécessaire.

    Quelles sont les conséquences ?

    L’apnée du sommeil est insidieuse. Parce qu’elle est rarement ressentie directement, elle impacte la vie de deux façons :

    À court terme, la fatigue répétée qui s’installe, l’irritabilité ou encore les troubles de la concentration ou de l'expression sont des critères à prendre en compte.

    À long terme, dépression, maladies cardiovasculaires, hypertension ou diabète 2 font partie des troubles que certains facteurs de risques contribuent à accroître, comme l’obésité, les antécédents familiaux, l’âge avancé (au-delà de 70 ans, les risques sont plus élevés) ainsi que le sexe (les hommes sont plus à risque que les femmes).

    Quels diagnostics envisager ?

    Afin d'atténuer les risques et d’adapter le traitement, il est possible de faire appel à plusieurs types de diagnostics pour évaluer les enjeux.

    Ainsi, les professionnels de santé utilisent un questionnaire composé de 8 questions visant à identifier les facteurs de risques.


    Il existe aussi le test de l’échelle de somnolence, un test auto-administré qui détermine la propension à s’assoupir dans différentes situations de la vie quotidienne.

    Ces tests sont un premier pas avant de s’orienter vers des démarches plus poussées. Car une fois le risque évalué, le médecin généraliste oriente le patient vers un médecin spécialiste du sommeil. Il mènera un examen polysomnographique. Réalisé lors d’une nuit de sommeil de 6 heures minimum. Il enregistre l'activité cérébrale, musculaire, le rythme cardiaque, la respiration et les mouvements oculaires. Les résultats permettent un diagnostic précis en quantifiant la fréquence et la sévérité des apnées.


    Enfin, l’examen polygraphique ventilatoire, moins complexe que la polysomnographie, enregistre les données respiratoires cardiaques et le taux d’oxygène dans le sang.

    Traitements et solutions

    Le traitement de l’apnée du sommeil varie selon les situations. La perte de poids, l’arrêt de l’alcool et du tabac sont souvent recommandés.


    En outre, le choix de méthodes naturelles en complément peut aider : coquelicot et passiflore sont des plantes calmantes qui offrent un soulagement.

    Dans la plupart des cas, les traitements mécaniques sont indispensables. Ils vont de l’utilisation d’une orthèse d’avancée mandibulaire élaborée par un dentiste et qui va faciliter le passage de l’air, à l’appareil à pression positive (PPC) qui souffle de l’air de façon continue et maintient les voies respiratoires ouvertes.


    Les types d'appareils PPC disponibles

    Les appareils PPC (Pression Positive Continue, également appelée CPAP) permettent d'éviter les pauses respiratoires et d'améliorer la qualité du sommeil. Ils se composent généralement d'un compresseur, d'un masque et d'un tuyau reliant les deux.

    Il existe plusieurs types d'appareils PPC, chacun ayant ses propres caractéristiques et avantages. Voici les types d'appareils PPC les plus courants :

    Appareils PPC fixes : ces appareils fournissent un seul niveau de pression d'air tout au long de la nuit. Ils sont simples à utiliser et conviennent à la plupart des patients.

    Appareils PPC automatiques (APAP) : ces appareils ajustent automatiquement la pression d'air en fonction des besoins du patient. Ils sont dotés de capteurs qui détectent les changements dans les voies respiratoires et ajustent la pression en conséquence. Les appareils APAP sont souvent recommandés pour les patients dont les besoins en pression varient pendant la nuit.

    Appareils PPC deux niveaux de pression (BiPAP) : ces appareils fournissent deux niveaux de pression d'air. Un niveau plus élevé lors de l'inspiration et un niveau plus bas lors de l'expiration. Les appareils BiPAP conviennent aux patients présentant des problèmes respiratoires plus complexes, tels que l'insuffisance respiratoire.


     

    Dans tous les cas, la prise en charge des apnées du sommeil doit être individualisée afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque patient. Si vous pensez être victime d’apnées du sommeil, consultez au plus vite un professionnel de santé pour un diagnostic précis et un plan de traitement approprié.